Mettre du slow dans sa parentalité, qu'est-ce que ça signifie ?

Mettre du slow dans sa parentalité, c’est chercher à se recentrer sur la relation et sur le partage. C’est moins chercher à faire faire des choses aux enfants, mais plutôt vivre avec. On a parfois tendance à vouloir leur faire faire plein de choses pour les rendre heureux. Mais finalement, c’est notre disponibilité relationnelle qui est marquante pour eux et qui est apprenante. Slow parentalité, ça ne veut pas forcément dire ralentir. On peut avoir envie de vivre plein de choses et ça, ce n’est pas un souci si c’est notre tempérament. Mais l’idée, c’est vraiment de vivre l’expérience entièrement pour qu’elle soit enrichissante et que l’enfant ait le temps de la saisir.

 

Quels sont les bénéfices du slow parenting ?

Le bénéfice principal, c’est justement le fait que la relation soit au cœur, ça va donner à l’enfant de quoi apprendre, de quoi se saisir. Comme l’expérience est plus globale, on va vraiment s’immerger et s’imprégner du moment qu’on a partagé. Ça ouvre encore plus de voies de compréhension. Aussi, la relation génère des émotions : on sait à quel point les souvenirs s’ancre à travers les émotions.

 

Quand on est parent, comment faire du slow parenting ?

La bonne nouvelle, c’est que c’est plutôt une question de qualité plutôt que de quantité. L’idée, ce n’est pas de se mettre une pression à vouloir vivre ou faire faire plus de choses à nos enfants, mais c’est aussi s’écouter en tant qu’adulte : moi, qu’est-ce que j’aime vivre ? On peut se replonger, éventuellement dans nos souvenirs d’enfance pour dire : « J’ai aimé faire ça quand j’étais enfant et j’aimerai le proposer à mes propres enfants ou aux enfants que j’accompagne ».

Ne pas culpabiliser si on a des contraintes de planning et qu’on passe peu de temps, parce que c’est comme ça. On n’a pas plus de temps, mais c’est se dire « Je passe pleinement ce temps-là avec mes enfants et c’est un moment que j’apprécie moi-même ». Il y a une authenticité de partage qui est là.