Pourquoi le jeune enfant est-il curieux et comment l'accompagner dans la découverte de son environnement ? Découvrez quelques conseils en vidéo !

Quand bébé grandit, il veut toujours tout explorer. Il va vers les prises électriques, monte sur la table basse du salon. Mais en fait, pourquoi les jeunes enfants veulent toujours tout explorer ?

L’enfant et le jeune enfant est naturellement curieux. Il est animé par un élan de découverte, par une soif d’apprendre. Il a besoin de l’action et de l’expérimentation pour comprendre son environnement, comprendre son monde. Une explication ne pourrait pas lui suffire parce qu’il n’a pas encore les représentations mentales de ce que sont les choses. Pour comprendre ce que c’est « mouillé », il faut qu’il trempe sa main dans l’eau, qu’il trempe un objet. Il faut qu’il voit que son objet change d’aspect, que ça dégouline. Et là, il comprendra : ok, « mouillé », c’est ça !

 

En tant que parent, comment peut-on accompagner bébé ou l’enfant dans cette curiosité ?

Il est primordial de considérer positivement la curiosité naturelle du jeune enfant. Mon enfant est curieux. C’est une bonne nouvelle. Le contraire ne le serait pas. Et notre message, notre signal, au moins nos yeux et notre visage doivent lui dire : « C’est chouette que tu veuilles comprendre ». Ça ne veut pas forcément dire qu’il faut le laisser toucher à tout et tout faire. Mais c’est, au moins dans notre considération, ne pas se tromper de jugement sur ce qu’entreprend l’enfant en disant qu’il est en train de faire une bêtise : il est en train d’avoir envie de découvrir. Considérer positivement, c’est donner un signal positif sur la curiosité sans évidemment tout accepter d’entreprendre.

Ensuite, c’est aussi intéressant de leur dire « oui » à la rencontre dans notre monde. L’enfant a vraiment envie d’accéder à notre monde, notre monde d’adulte, c’est celui vers lequel il se destine, l’intéresse. Nos placards de cuisine, l’intéressent. Tout notre électroménager l’intéresse et il a du mal à se contenter de la réplique parce que la réplique est plus fade. Son assiette en dînette, elle, n’a pas de sonorité sympathique, elle n’a pas un poids intéressant à soupeser. Alors que nos casseroles de cuisine en inox ont plus de sonorité, sont plus lourdes à porter. Il y a plus d’expérience à vivre avec ça qu’avec les faux semblants qu’il a dans sa dinette ou dans son environnement.

Bébé est aussi intéressé par nos tâches quotidiennes. Il a une grande tendance à vouloir coopérer avec nous et il a envie d’étendre le linge avec nous. Il a envie parce que c’est curieux pour lui de manipuler une pince à linge, de faire ces choses-là. Et là aussi, c’est intéressant de lui dire « oui » à cette envie de coopération.

 

Quelque chose à cultiver

C’est quelque chose qui peut se faner si ce n’est pas cultivé, tout comme la curiosité. C’est de notre responsabilité d’entretenir et de cultiver cet élan de curiosité et de coopération. Aussi pour que l’enfant n’enregistre pas le message : « Vouloir aider, ce n’est pas bien ». On me renvoie : « Non laisse, tu ne sais pas faire ». Coopérer, ça ne veut pas dire diviser la mission en deux parts égales. C’est vraiment se répartir la mission : je vais faire ça et toi, je te confie ça. Ensemble, on va aboutir à la mission et à la tâche qu’on doit faire.

La curiosité, retenez que c’est positif. Qu’il faut l’accompagner, car c’est la voie d’accès vers plein de découvertes et plein d’apprentissages.